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Rose and raspberry wedding cake | Un gâteau de mariage à la rose et aux framboises







La saison des mariages est officiellement ouverte ! 

J'avais envie de traiter ce sujet sur le blog mais aussi, je me suis intéressée aux tendances de cette année concernant le dessert des mariés.
Il semblerait que la traditionnelle pièce montée ait toujours le vent en poupe, cependant - et depuis quelques années désormais - de nouveaux desserts font leur grande entrée au menu : wedding cake, naked cake, gâteau métallisé, pièce montée de fromages (oui, oui, de fromages !), pièce montée de mignardises (tels les indétrônables macarons ou choux) , ice cake...
Si j'admets être une dingue de fromage, j'ai choisi l'option naked cake. En effet, autrefois boudé par les invités (trop de sucre, génoise sèches), ce gâteau originaire des États-Unis, a su conquérir le coeur des convives. En plus d'être simple dans ses goûts et textures, il reste sobre, élégant et adopte même un petit côté rustique. Autant dire que ce dessert hybride saurait se prêter à un mariage tout aussi fastueux que frugal.

Par ailleurs, le vif intérêt manifesté dans la presse pour le gâteau de mariage du Prince Harry et de Meghan Markle, désormais Duc et Duchesse du Sussex, m'a interpellée. Sauf erreur de ma part, je ne me souviens pas qu'un autre gâteau de mariage ait suscité autant de curiosité et surtout, qu'il ait fait l'objet d'articles de presse. J'étais donc heureuse que lui soient redonnés ses lettres de noblesse. 
En effet, si les futurs époux, lors de la préparation du Jour J, apportent un soin tout particulier à choisir la salle, le traiteur, le costume, la robe, la playlist, le final sucré jouit également de toute leur attention. Et il reste "the cherry on the cake" !

J'ai réalisé ici un "naked cake" (gâteau à étages) pour environ 30 personnes. Quelques couches de génoises entre lesquelles est étalée une compote de framboises, le glaçage est quand à lui confectionné à base d'une crème de mascarpone montée et subtilement parfumée à la rose.







INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 30 PARTS ENVIRON :

Pour les génoises

Génoises de 20 cm Ø :

228 g de farine avec levure incorporée
228 g de farine 
1,5 c. à c. de levure chimique
1 c. à c. de sel
3/4 de c. à c. de bicarbonate de soude alimentaire
270 g de beurre doux
450 g de sucre
3 c. à s. d'extrait de rose
3 oeufs + 3 jaunes 
138 g de crème fraîche
25 cl de lait entier

Pour la génoise de 16 cm Ø :

150 g de farine avec levure incorporée
150 g de farine 
3/4 c. à c. de levure chimique
1/2 c. à c. de sel
2/3 de c. à c. de bicarbonate de soude alimentaire
180 g de beurre doux
300 g de sucre
2 c. à s. d'extrait de rose
1 oeuf + 2 jaunes 
90 g de crème fraîche
18 cl de lait entier

Pour la compotée de framboises :

600 g de framboises
200 g de sucre en poudre
38 cl d'eau
4 c. à s. rase de fécule de maïs

Pour le glaçage :

250 g de beurre doux
750 g de mascarpone
350 g de sucre glace
4 c. à s. d'extrait de rose

250 g de framboises fraîches

PRÉPARATION :

Réaliser les génoises

1. Préchauffez le four à 180°C. Beurrer et fariner 3 oules à charnières de 20 cm de diamètre et 3 moules à charnières de 16 cm de diamètre.

2. Réalisez vos préparations à génoises dans des saladier différents en fonction des tailles de génoise respectives.
Dans  grand saladier, battez le beurre pommade avec le sucre, ajoutez l'extrait de rose. Ajoutez les oeufs un à un, en battant bien après chaque ajout, puis incorporez les jaunes. 

3. Tamisez les farines, la levure, le sel et le bicarbonate ensemble. Incorporez un tiers de ce mélange à la préparation au beurre. Incorporez un peu de lait et de crème. Ajoutez un nouveau tiers de farine, ajoutez le reste de lait et de crème. Terminez par incorporer le dernier tiers de farine.

4. Répartissez vos préparations dans les moules respectifs, et laissez cuire pendant 30/35 minutes.
En fin de cuisson, une lame de couteau doit ressortir sèche du coeur des génoises. Laissez-les légèrement refroidir avant de les démouler et de les déposer sur une grille.

Réaliser la compote de framboises

Dans une casserole, amenez les framboises et l'eau à ébullition. Amenez ensuite à petite ébullition puis laissez cuire 5 minutes. Retirez les framboises du feu, puis passez la préparation au tamis pour récupérer la pulpe et le jus de fruit uniquement. Réservez.
Dans la casserole, mélangez le sucre et la fécule de maïs, ajoutez la purée de framboises et mélangez, amenez la préparation à ébullition et laissez cuire pendant 2 minutes. Stoppez la cuisson, versez la préparation dans un récipient froid et laissez-la refroidir complètement.

Réaliser le glaçage

Battez le beurre en pommade et ajoutez le sucre glace. Battez cette préparation pendant 2 à 3 minutes au batteur électrique. Incorporez progressivement le mascarpone puis l'extrait de rose. Battez l'appareil jusqu'à ce que le mélange soit léger et crémeux.

Monter le gâteau

Sur un support en carton posez une génoise de 20 cm de diamètre. Garnissez une poche à douille de glaçage. Tracez, avec le glaçage, le bord de la génoise (ceci va aider à contenir la compote de framboises), étalez un peu de compote de framboises et parsemez de framboises fraîches. Renouvelez l'opération avec une deuxième tranche de génoise de 20 cm de diamètre. Déposez la troisième tranche de génoise, pressez légèrement le dessus du gâteau. Répartissez un peu de glaçage sur le dessus et les pourtours du gâteau pour lui donner cet aspect rustique.
Réalisez la même opération avec les génoises de 16 cm de diamètre.
Déposez délicatement le naked cake de 16 cm de diamètre sur celui de 20 cm de diamètre. Décorez de quelques fleurs fraîches non traitées.
Conservez votre gâteau au frais jusqu'au moment de servir.





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Rhubarb upside-down cake | Gâteau renversé à la rhubarbe





C'était l'heure où le vacarme urbain s'évanouissait peu à peu. Les bâtiment étaient brûlants, de leurs pierres émanait la chaleur accumulée, et l'on pouvait distinguer dans l'air le parfum cuisant du bitume. Le centre ville devenait soudainement calme, plus un bruit alentours. Depuis sa fenêtre, elle devinait que le port était en effervescence. La journée avait été chaude, et les badauds dégageaient une ferveur manifeste. Nul doute qu'ils échoueraient dans une des crêperies ou un des nombreux bars bordant les quais. Elle dégustait cette progressive accalmie. Accoudée au garde-corps de sa fenêtre, elle observait le ciel, ses couleurs changeantes et si particulières. Elle aimait le "chien et loup" ce laps de temps ou le jour et la nuit se rencontrent, comme deux opposés s'attirant. Une légère brise soufflait dans les feuilles des marronniers, les oiseaux s'en donnaient à cœur joie un étage plus haut, dans les nues pourpres et bleutées. 
Et puis, comme exaltée, elle poussait un long soupir, de ceux généreux, qui portent en eux un flot d'émotions. Elle se demandait, si comme elle, d'autres personnes s'émerveillaient de ce spectacle ? Elle imaginait des connexions invisibles entre les êtres, une alchimie en marche. Puis elle vagabondait dans ses pensées : si elle pouvait prendre un avion, ou irait-elle ? Il y tant de destinations, d'endroits d'où elle souhaiterait observer le monde depuis sa fenêtre, depuis une vieille carlingue, à pieds ou encore en méhari, elle qui les aime tant.
Elle sentait le creux de son ventre s'émouvoir, elle repensait à ces vacances vécues il y a quelques mois ou même quelques années : ses aventures en voilier, léchant la côte méditerranéenne, quand le haubans émettait, contre le mas, ce bruit singulier. Elle avait adoré les parties de cartes, sur le balcon avant. La mer était au repos, l'équipage naviguait au pas et ainsi se régalait des paysages qu'offrait La Ciotat, Bandol et Cassis.
Elle se souvenait de cette excursion à Port-Cros, une des trois îles d'Hyères, archipel côtier de la mer Méditerranée. Une réserve naturelle époustouflante, où seuls une petite épicerie, quelques maisons et restaurants, sont approvisionnés depuis le continent. C'était la terre à l'état libre, à l'état sauvage, bordée d'un voile bleu céladon.
Elle se rappellait aussi Lisbonne, Majorque ou encore Malte. Elle était émue de ces aventures, qui désormais faisaient partie d'elle. Elle ressentait une soif incommensurable de partir à la rencontre de l'autre, de rire, de dialoguer, de partager. Et ce soir, en regardant le jour et la nuit se partager le ciel, elle se disait que les voyages sont aussi et surtout intérieurs, que le monde et ses merveilles, sont les lieux d'expression de l'essence d'un être. Le voyage commence ici...





INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 8 PARTS

Pour la génoise à la rhubarbe

150 g de beurre doux
160 g de farine avec levure incorporée
3 œufs
220 g de sucre
1 c. à c. d’extrait de vanille liquide
800 g de rhubarbe

Pour la compotée de fraises

1 gousse de vanille
350 g de fraises
120 g de sucre

PRÉPARATION

Réaliser le gâteau à la rhubarbe

1. Tapissez un moule carré de papier sulfurisé. Préchauffez le four à 180°C.

2. Épluchez la rhubarbe et coupez-la en tronçons de la taille du moule. Faites chauffer 50 g de beurre doux dans une grande poêle, ajoutez 100 g de sucre avec 1 cuillère à soupe d’eau. Portez à ébullition puis ajoutez la rhubarbe et faites-la revenir délicatement pendant 2-3 minutes.
Rangez les tronçons de rhubarbe dans le moule tapissé de papier cuisson.

3. Fouettez 100 g de beurre et 120 g de sucre. Ajoutez la vanille puis les jaunes d’œufs un à un. Incorporez la farine.

4. Battez les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la préparation. Versez cette dernière sur les tronçons de rhubarbe et faites cuire le gâteau pendant 40 à 45 minutes. A la sortie du four, laissez refroidir avant de démouler.

Réaliser la compotée de fraises


Dans une casserole, faites cuire les fraises pendant 2 à 3 minutes avec le sucre et la gousse de vanille fendue. Laissez refroidir. Servez cette compotée avec le gâteau.

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Chocolate brownie with strawberries on top | Brownie au chocolat et aux fraises





Le vent souffle fort et des rafales de pluie viennent s'écraser contre les fenêtres de la maison. Il semblerait que le Printemps dispute son droit d'entrée. Faire ses preuves, toujours. Les lourdes grappes bleues de la glycine n'auront que quelques jours pour dégager leur irrésistible odeur de miel. Assise en tailleur sur le tapis de la chambre j'observe mon armoire : robes fleuries, chemises rayées en coton, pantalon en toile de lin... Je me suis donnée du mal pour tout aligner, en me disant que d'ici quelques semaines ce camaïeux de tissus nécessiterait une réorganisation. En effet, il m'est quasiment impossible de garder un tant soit peu d'ordre dans mes placards. Les matins se veulent frais quand les après-midi sont synonymes de chaleur. Alors je me change et je roule en boule ce qui était impeccablement  plié. 
Cependant, j'ai conservé quelques pulls, à la bonne heure ! A mon grand désarroi, ils seront encore utiles. J'enfile un jean, un haut à pois et je file en cuisine. les robes attendront, les gâteaux, eux, sont de toutes les saisons. Que faire justement, quand les saisons s'affolent ? Mélanger les genres, oser, marier les saveurs et les couleurs. Subtil jeu des textures et des goûts. C'est décidé : quelques fraises, du chocolat, une recette indémodable de brownie et je devrais trouver à me consoler de ce soleil qui semble être si timide en ce mois d'avril.







INGRÉDIENTS POUR UN BROWNIE DE 8 PARTS :

Pour le brownie :

200 g de chocolat noir
115 g de beurre doux 
3 cuill. à soupe de cacao en poudre non sucré
3 gros oeufs
250 g de sucre en poudre
2 cuill. à café d'extrait de vanille liquide
125 g de farine
1/2 cuill. à café de sel fin

Pour le dressage :

125 g de fraises
90 g de chocolat noir
5 cl de lait

PRÉPARATION :

1. Préchauffer le four à 180°C. Beurrer et fariner un moule carré, réserver.

2. Dans un bain-marie, faire fondre le chocolat et le beurre. Incorporer le cacao en poudre et laisser refroidir.

3. Mélanger ensemble les oeufs, le sucre en poudre, l'extrait de vanille et le sel. Incorporer le chocolat fondu puis la farine. Mélanger quelques secondes à l'aide d'une cuillère en bois.

4. Répartir ce mélange dans le moule et faire cuire pendant 35 minutes. Laisser refroidir 15 minutes puis démouler et laisser reposer sur une grille.

5. Couper les fraises en morceaux puis les répartir sur le brownie.

6. Faire fondre le chocolat au bain-marie avec le lait puis répartir le chocolat fondu sur les fraises. Laisser figer.



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Christmas layer cake | Et ces petites choses qui font les grands Noëls...




Il était tard, la pénombre enveloppait déjà la maison, elle reposait comme dans un écrin de velours sombre. J'avais choisi de rester au calme, le froid saisissant me décourageant de sortir tard dans la nuit. Le programme télé n'annonçait rien de formidable et de toutes façons j'avais fait une croix sur cet écran depuis belle lurette. Les miens étaient confortablement installés entre plaids et coussins. Le feu de cheminée éclairait la pièce d'une douce lueur et son bois dégageait un agréable parfum de résine et d'épicéa. 
Je rejoignais la cuisine, qui depuis quelques jours était mon antre, mon refuge. C'est toujours le même manège : à la période de Noël j'aime particulièrement pâtisser, les épices, à elles seules, donnent un air de fête aux jours plus courts. Je disposais chaque ingrédients sur la table : farine, poudre de noisette, oeufs, cranberries, cardamome et orange... Il y avait un côté rassurant dans cette habitude de contempler leur texture, leur forme, d'humer leur parfum. 
Je commençais alors la recette. J'observais les masses s'amalgamer. Je mettais un soin tout particulier à hacher les cramberries et les incorporer ensuite au mélange. Je plongeais mon doigts dans la pâte et étudiais savamment sa densité, son goût. C'est au moment d'incorporer le zeste d'orange que la magie a opérée : il y avait dans cette pièce blanche, au carrelage résolument froid, une atmosphère toute particulière. Noël était ici.
Je me souvins des dimanches avant le réveillon, comme j'aimais me lover tel un chat, dans le fauteuil jaune, boire un thé et me perdre dans de joyeuses rêveries. 
Plus que Noël, j'appréciais particulièrement les rituels qui précédaient les festivités. J'aimais que la fête commence au 1er décembre, que chaque jour brille à sa façon. Un chant, une clémentine, la brume de décembre, le calendrier de l'Avent, les chaussettes sur la cheminée, autant de petites choses qui rendaient le final plus majestueux encore.
Je pouvais encore sentir, au creux du ventre, l'appréhension du 24 décembre. ce grand soir de fête qui se tenait à la Pommeraie. J'avais toujours une jolie tenue pour l'occasion. Je mettais un soin tout particulier à nouer mes cheveux et appliquer un peu de baume à lèvres rose. Puis je découvrais la crèche pensée, fabriquée, peinte par mon grand-père. La délicatesse avec laquelle, chaque fin d'année, les sentons regagnaient leur place. Le meunier près du moulin, la lavandière près du cours d'eau, Marie et Joseph dans leur étable en petit bois. La table était joliment dressée : une nappe brodée, des chandeliers en argent, des assiettes de porcelaine blanche au liseré doré et le punch de Noël, aussi épicé qu'acidulé. Les plus petits se glissaient sous la table, quand oncles et tantes ne prêtaient plus attention et s'amusaient à terminer les fonds de verres. Il fallait entendre minuit pour déballer notre cadeau. Et toujours nous privilégions les petits aux grands, qui déjà s'étaient montrés patients. Une léthargie certaine les enveloppait déjà quand nous leur annoncions qu'il était temps de chercher l'étiquette à leur prénom.
Je me rappelle, le 25 décembre au matin quand "Petit Papa Noël" résonnait dans toute la maison. L'immense sapin au centre du salon et les paquets à son pied. Je me souviens d'une gamine encore dans son sommeil, les cheveux en bataille et dans ses yeux le reflets des ornements.
Je prenais conscience, au fil des ans, combien mes parents s'étaient donné du mal pour nous gâter. Je réalise, adulte, combien toujours nous avons été leur priorité quand me vient en mémoire l'application avec laquelle ils préparaient cette journée aussi féerique qu'authentique.
Noël était ainsi, une succession de rites et coutumes, de petites attentions ça et là, de magie comme insufflée autour de nous. Une alchimie familiale, une bonne vieille recette du bonheur qu'il était important de perpétrer. 


Alors vous trouverez ici une recette de layer cake aux parfums de Noël mais pas seulement... Vous découvrirez également et surtout de jolis produits qui m'accompagnent depuis peu ou depuis toujours en cette période festive. Des maisons qui ont su me faire confiance et avec lesquelles je partage les mêmes valeurs : authenticité, savoir-faire, raffinement et poésie. 
Mais surtout, lorsqu'elles sont invitées à l'heure du thé de Noël, elles laissent s'exprimer toute leur créativité et délicatesse. C'est ainsi que je les introduits ici.
En plus du Christmas Layer Cake, j'étais heureuse de leur laisser la place de briller en ce samedi 2 décembre. 




La bougie "Thé de Noël" - COLLINES DE PROVENCE 
J'ai découvert cette jolie marque lors de mes pérégrinations aux Pépinières de Bavent. Les Pépinières de Bavent ont pour habitude de présenter un village de Noël chaque fin d'année. Véritable lieu de féerie pour les petits comme pour les grands, on y trouve boules de Noël, sapins, mignardises, guirlandes lumineuses, pain d'épices, chocolats, sujets de Noël par milliers !
Et puis Collines de Provence... 
Colline de Provence est avant tout une marque dite "du terroir". Elle puise son inspiration dans la richesse que présente la nature provençale. Pays de couleurs et de soleil, on y trouve une flore généreuse : iris sauvage, figue fraîche, immortelle, romarin... Flore qui n'a pas échappé aux parfumeurs botanistes de la marque. 
La maison se distingue par une démarche éthique : c'est une équipe de plus de 35 personnes qui œuvre pour proposer des produits de qualité. Véritable écosystème qui vit par et pour les parfums de la nature : fournisseurs de matières premières, artisans, verriers, fabricants de tissus et bien d’autres métiers !
Il se dégage de leurs produits un savoir-faire indéniable et une passion probante ! Pas d'artifices ici, que du vrai et du beau. Pour une adepte de la région provençale, autant vous dire que je ne pouvais imaginer une table de Noël sans la magie qui opère en leurs murs. 
La bougie "Thé de Noël" présente les senteurs traditionnelles d'un thé qui se veut festif : une fragrance épicée de thé noir Ceylan vanillée et d'orange. Elle se présente dans un pot en verre et reste protégée par une opercule en céramique blanche. Ses teintes rouges et dorées sauront donner un air de fête à la maison !

Pour en savoir plus n'hésitez pas à consulter leur site internet : https://www.collinesdeprovence.com/
Et si jamais vous êtes séduit(e)s par la bougie "Thé de Noël", c'est par ICI !






Les thés "Le thé des Gourmets" & "N°25" - PALAIS DES THÉS

Palais des Thés et moi c'est une grande histoire, un mariage d'amour et des sens ! Lorsque je suis arrivée sur Paris il y a 10 ans, je ne n'aventurais guère... J'étais un peu frileuse, la crainte de me perdre dans ses immenses artères. Je n'avais pas l'habitude du si grand. En quête de thé cependant, j'avais trouvé une petite boutique fort sympathique, dans un quartier qui se voulait tout aussi agréable : Le Palais des Thés rue Vieille du Temple. J'avais alors été séduite par le Thé des Lords et le Montagne Bleue, qui depuis m'accompagnent.
Les années ont passé et puis je suis revenue dans ma région d'origine : La Normandie. Quelle fut ma surprise lorsque j'ai découvert que Palais des Thés s'installait à Caen ! Et plus encore à la période de Noël. L'occasion donc de découvrir leurs exclusivités. 
La maison, pour Noël, a décliné en 5 variétés son emblématique "N°25". 
Mon choix s'est porté sur le thé noir N°25, mélange gourmand de vanille, d’amandes, de cannelle, de gingembre, d’orange et de citron, s’associant dans une belle harmonie aux notes vives et piquantes d’un thé noir du Sri Lanka. Un cocktail chaleureux et réconfortant pour Noël et l'hiver durant. 

La véritable exclusivité reste cependant le "Thé des Gourmets", édité en série limitée pour Noël. Avec ses éclats généreux d’amandes, ses notes acidulées de cerise et ses morceaux de cranberry, le Thé des Gourmets se présente comme une véritable gourmandise qui saurait régaler vos convives à toute heure de la journée ! J'aime le prendre au petit-déjeuner, et l'accompagner de tartines de pain grillées à la confiture d'abricot. Mais je ne saurais vous cacher que le Christmas Layer Cake s'en trouve magnifié lorsqu'il est accompagné du Thé des Gourmets...

Vous désirez en savoir plus sur Palais des Thés, visitez le site internet de la marque : https://www.palaisdesthes.com/fr/
Pour vous régaler du Thé Noir N°25 et du Thé des Gourmets c'est ICI !






Les "Perles de Noël Or" et les "Macarons Saint Sylvestre" aux épices - DANIEL MERCIER

Daniel Mercier est un des souvenirs de Paris les plus présents que j'ai à l'esprit. En effet, j'ai découvert ce chocolatier & créateur lors d'une dernière ballade à La Grande Épicerie de Paris. Les rayons se remplissaient de gourmandises toutes plus magiques les unes que les autres. Mais mon attention s'est portée sur ces petites perles et ces macarons. Je les trouvais à la fois élégants, raffinés et ludiques ! Je m'imaginais en reine de Noël, ces perles de chocolat autour du cou et deux macarons aux épices en guise de boucles d'oreilles. "On ne joue pas avec la nourriture" me disait la petite voix dans ma tête... Rho! Oui mais qu'est ce si on ne peut s'amuser des codes et des conventions ?! 
Surtout que Daniel Mercier est une personne formidable en matière de jeu. Connaissez-vous ses déclinaisons en chocolat des Petits Chevaux ou encore du Poker ?! Comme quoi, il est encore possible de tordre leur cou aux idées reçues !
Et cela n'empêche tout le sérieux et le savoir-faire qui se cachent derrière celui qui s'amuse. 
Les ateliers de Daniel Mercier sont installés dans le Berry, région qui a vu grandir le chocolatier. Il tient sa passion de son père qui l'a tenait de son grand-père. C'est à 14 ans, la veille de Pâques, que Daniel se découvre une véritable prédisposition pour le métier, en réalisant en l'espace de quelques heures une profusion de chocolat. Il est intrigué par cette matière noble qui se transforme à l'infini. Depuis, l'homme a fait du chocolat un art. 
Plus que le chocolat, Daniel Mercier décide également d'en travailler et d'en produire la matière première : la fève de cacao. Il a un rêve : disposer de ses propres plantations. C'est désormais choses faites : au Mexique et à Vanuatu.
Vous comprendrez alors mon coup de foudre puis mon attachement pour ce chocolatier : tradition, savoir-faire, souvenirs, curiosité, passion se croisent et s'entrecroisent pour donner à découvrir et déguster de formidables produits.

Vous trouverez présentés ici ses délicieux macarons pain d'épices "Saint-Sylvestre" et les "Perles de Noël Or".
Les macarons sont moelleux, épicés justement et surtout - détail qui saurait faire toute la différence - confectionnés au miel de Sologne.
Les perles croquantes sont au chocolat blanc et dorées à la poudre d'or. C'est de l'orfèvrerie, véritablement ! Si belles et délicates qu'on hésiterait à les manger... 

Vous souhaitez connaître Daniel Mercier et son travail : https://www.daniel-mercier.com/
Vous souhaitez décorer votre table de gourmandises, c'est par ICI



 
RECETTE DU CHRISTMAS LAYER CAKE

INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 12 PARTS :

Pour les génoises :

320 g de farine
330 g de sucre
60 g de poudre de noisettes
1 cuill. à soupe de levure chimique
Une pincée de cardamome moulue
1/2 cuill. à café de sel fin
3 oeufs
200 g de beurre pommade
20 cl de lait entier
140 g de cramberries séchées et hachées
1 cuill. à soupe d'extrait de vanille liquide
Le zeste d'une orange

Pour le glaçage :

600 g de fromage frais
150 g de beurre doux pommade
250 g de sucre glace
Le jus d'une orange
1 cuill. à café d'extrait de vanille liquide

Pour la garniture :

Sauce aux cramberries

PRÉPARATION :

1. Préchauffer le four à 180°C. Tapisser 3 moules à charnière de 18 cm de diamètre de papier sulfurisé. Réserver.

2. Dans un saladier, battre le beurre pommade avec le sucre pendant 2 minutes. Ajouter l'extrait de vanille liquide. Incorporer les oeufs un à un. 

3. Dans un autre récipient, tamiser ensemble la farine, la noisette en poudre, la levure, la cardamome et le sel fin. Incorporer une partie de cette farine tamisée au mélange beurre/sucre. Ajouter le lait et le zeste d'orange, terminer par le reste de farine. Incorporer les cramberries séchées.

4. Répartir uniformément ce mélange dans les 3 moules et faire cuire 30 à 35 minutes. A la sortie du four laisser refroidir.

5. Pour le glaçage : battre ensemble le fromage frais, le beurre, le sucre, la vanille et le jus d'orange jusqu'à obtention d'une crème bien ferme.

6. Montage du gâteau : disposer une tranche de génoise sur une assiette de service. A l'aide d'une poche à douille répartir sur ses pourtours un partie du glaçage, au centre, laissé libre, disposer un peu de sauce aux cramberries.
Renouveler l'opération avec la deuxième génoise. Déposer la troisième génoise sur le dessus, puis terminer d'appliquer le glaçage sur le dessus et les pourtours du gâteau à l'aide d'une spatule. Décorer de quelques cramberries glacées.



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Butternut and Christmas spices bundt cake | Bundt cake au potimarron et épices de Noël


La maison est rue de la Vieille Église, protégée des regards indiscrets. Les années défilent et des constructions modernes la bordent désormais de toute part. Ses arbres centenaires, tels des remparts, l'isolent du temps qui passe, c'est une résistante, une invincible gauloise dans son écrin de verdure.
On accède au jardin par un portail de bois blanc, portail sur lequel je montais péniblement alors âgée de six ans et que je laissais s'ouvrir sous l'effet de la pente douce, c'était mon manège à moi. Les graviers épousent la pelouse entretenue avec soin et dessinent les chemins des Nord et Sud. Les parterres bordant l'éternel muret de pierre blanche, sont fleuris de roses, de tulipes, de pensées ou encore d'amour. La pierre est colonisée par l'alysse à la douce odeur de miel quand ses bourgeons viennent à éclore. 
Je m'y suis assise ici, je m'y suis racontée des histoires : tantôt princesse, tantôt aventurière. Et puis la terrasse de dalles grises qui, lorsqu'on suit les courbes de la maison, amène au bassin, tout en arrondi. Je me vois encore descendre les marches du perron pour me précipiter sous les cerisiers dont les branches pliaient sous le poids des fruits. Le mois de juin c'était la course aux oiseaux, les empêcher de cueillir cette chair rouge et sucrée pour s'en régaler ou égayer mon teint de friandes boucles d'oreilles. Le potager, désormais transformé en un joli massif, débordait de pommes de terre, de poireaux ou encore de carottes. Je longeais toujours la pierre comme fil conducteur d'une promenade gourmande. Poiriers, pommiers, groseilliers louvoyaient une serre dans laquelle tomates, rhubarbe et fraises déployaient leurs parfums. 
Une fois mes escapades terminées je remontais à vive allure vers la maison, dans laquelle j'entrais rapportant avec mois quelques feuilles de laurier dont j'affectionnais particulièrement la senteur. "C'est drôle comme elles ont l'odeur d'un plat d'hiver, d'un plat réconfortant..." me disais-je.
Je filais alors dans la cuisine où, très souvent une teurgoule attendait patiemment, dans le four, de voir sa surface brunir puis se craqueler légèrement. 
Mamie, assise dans le petit salon de velours vert olive regardait les jeux télévisés, j'admirais sa vivacité d'esprit, sa faculté pour donner la réponse avant même que l'animateur ait terminé de poser sa question. Aujourd'hui encore, il me démange de l'inscrire... 
Bon Papa, était dans son atelier, une véritable cabane perchée. On le devinait aux grands airs de classiques s'en échappant. Wagner, Bach, Ravel, Mozart, étaient alors tous conviés pour le thé. Je montais discrètement les marches et je l'épiais : penché sur sa toile, son vieux mégot suspendu à la commissure des lèvres, il exécutait de petits gestes précis au pinceau. L'acrylique rose poudré pour l'arrondi d'un sein, un rouge plus soutenu pour une lèvre charnue, un noir mêlé au brun pour le reflet d'une mèche de cheveux. C'était son truc, représenter la femme dans toute sa nudité, lui donner forme et délicatesse à l'aide de la martre. Un port altier, une élégante cambrure de reins, un collier de perles et parfois une robe légère où joue la transparence, caractérisent ces dames imaginaires. Danseuse espagnole, bohémienne, fille des champs, amante ou encore romantique habillent les murs de la maison. C'est une ode à la féminité et au charnel en costume de grâce. J'aimais sentir cette odeur de pigments mélangés à la résine, savoir que les couleurs dansaient sur des fibres de coton.
Une fois ma mission secrète achevée, je retournais au salon, m'asseyais en tailleur et je plongeais mon bras dans le bocal à friandises. La nuit tombait, baignant la Pommeraie dans un clair-obscur. Je devinais, par la fenêtre, l'ombre des fleurs quand l'été régnait, et le boléro des flammes d'un feu de cheminée quand l'hiver s'installait. 
J'entends encore le parquet craquer, la chouette hululer et les ailes des papillons s'agiter. J'ai à l'oreille le tintement de la cuillère plongée dans une soupe à la tomate ou encore le fracas des heures qui passent et que la vieille horloge se charge de sonner. J'ai l'odeur du risotto qui laisse mes sens en éveil. Sous mes pieds nus, je sens la pierre froide et polie des marches menant au grenier. Je respire le parfum du bois et de la terre battue dans la cave au sous-sol, mêlée aux volutes de lessive. 
J'ai soudainement à l'esprit, une carte postale de Noël. Les santons sur le buffet, le sapin près de la bonnetière et le vestibule où résonne les rires des enfants, des frères, des soeurs, des cousins et des cousines. Les verres de whisky qui s'entrechoquent, la chaleur des pièces, la fatigue qui lentement s'empare de nous tous.
Je perçois le bruit sourd des conversations autour d'une table de bridge s'élevant jusque dans la petite chambre et  me berçant quand vient l'heure de dormir.
Et je ne sais alors plus si c'est un souvenir ou un rêve, mais je le garde au chaud, là, contre mon coeur.



INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 12 PARTS :

250 g de sucre
70 g de sucre muscovado
20 cl d'huile d'olive
Le jus d'une orange + le zeste
4 oeufs
400 g de purée de potimarron
390 g de farine
1 cuill. à café de sel
1 cuill. à café bicarbonate alimentaire
2 cuill. à café de cinq épices

Glaçage :

125 g de fromage frais
125 g de sucre glace
1 cuill. à café de vanille liquide
Le jus d'une orange

PRÉPARATION :

1. Préchauffer le four à 180°C, beurrer et fariner un moule à bundt cake (ou savarin).

2. Dans un récipient mélanger au fouet le sucre et l'huile d'olive. Ajouter les oeufs un à un en battant bien après chaque ajout. Incorporer le jus de l'orange. Ajouter la purée de potimarron. Réserver.

3. Dans un saladier, tamiser la farine, le sel, le bicarbonate alimentaire les épices et le zeste d'orange.

4. Incorporer le mélange de farine à la préparation au potimarron. Verser dans le moule et faire cuire pendant 50 à 55 minutes. Vérifier la cuisson à l'aide d'un pic en bois qui doit ressortir propre et sec du gâteau en fin de cuisson. Laisser refroidir.

5. Préparer le glaçage : battre le fromage frais, le jus d'orange et le sucre glace. Répartir ce glaçage sur l'ensemble du gâteau. Mettre au frais une heure.



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Tahaa ombre cake | Gâteau au passion curd et vanille de Tahiti



Il était beaucoup trop tôt ce matin-là, nous étions chiffonnées, comme encore dans nos plumes, comme si le sommeil s’était glissé dans nos valises. Arrivées en gare, nous fûmes soudainement prises d’un regain d’énergie qui très rapidement se dissipa pour laisser place à une léthargie certaine. Je gardais les yeux péniblement ouverts, je ne voulais rien perdre des nouveaux horizons qui s’offraient à moi, comme un cadeau, une carte postale en mouvement.
Je découvrais d’ondoyants paysages, tantôt camards tantôt vallonnés, je découvrais des teintes que seule la nature peut offrir et je devinais que nous arrivions plus au Sud lorsque les ocres et jaunes ambre se mêlent avec harmonie à la pierre cérusée. Je pouvais deviner le parfum des aiguilles de pin, de la brise qui, après avoir frôlé les eaux salées, rasait ensuite les cimes de granit.
La gare tenait dans un mouchoir de poche, sur son parvis nous étions attendues. Nous empruntâmes les grands axes routiers puis progressivement la voiture s’hasarda dans des chemins de fortune, sinueux, suivant les courbes d’un paysage méridional tout en séduction. La vitre ouverte je laissais vaquer mes pensées, comme dispersées entre  iris et laurier sauvage. La robe des coquelicots dansait, ondoyait sous l’effet des brises légères.
La voiture prit un dernier virage et s’arrêta au pied d’une imposante grille, cette dernière nécessitait, pour entrer, d’un tour de main particulier que seuls les hôtes maîtrisent parfaitement, de ces tours de main comme des tours de clé…
Je saisis ma valise et m’en voulu un court instant d’avoir encore une fois chargé cette dernière plus que de raison. J’aperçus la bâtisse, elle émergeait d’entre les arbres, ses murs fissurés étaient parcourus d’une vigne vierge, je m’engageais alors dans l’étroit escalier en pierre. Arrivée sur le perron j’observais le voisinage, je devinais de joyeux cris d’enfants, le bruit d’un plongeon, certainement dans une eau chlorée quelque part entre les murs attenants.
J’entrai dans la maison, la tomette rouge au sol me rappelle celle de chez Paulette, les pièces se succèdent et ne se ressemblent pas, on y lit des souvenirs ici, des allers et venues, des passés, des présents et des futurs. Le plancher est irrégulier et est habillé de tapis, la cuisine offre à l’angle une cheminée en pierre aussi large que haute, son usage a laissé sur les murs des traînées de suie. Au centre, une table de ferme qui saurait accueillir festins et régalades familiales. La porte blanche vitrée s’entrouvre, et se faufile dehors le chat, aussi léger qu’un plumet. Je pousse à mon tour la porte et découvre le jardin, les fleurs qui y sont cultivées avec soin et puis celles dont on ne veut pas, qui s’agrippent aux pierres, qui obligent à la rigueur d’un nettoyage méticuleux. Le soleil tape, je m’assoie sur les marches et tourne ma tête vers le zénith. Il chauffe doucement l’échine, fait jouer ses rayons entre les feuilles. Ces feuilles qui comme de petits pipeaux jouent au passage du mistral en leurs interstices.
Nous énumérions le programme des jours à venir : marche en terres Ouveillanaises, où terre et mer se confondent pour mieux s’embrasser, tour à vélo au gré des chemins tutoyant le Canal du Midi, découverte des vignobles et cépages régionaux, cuisine de marché improvisée… Et le repos, le lâcher prise, comme un lent saut dans l’austral horizon.

Je laissais mon regard se perdre dans le bleu du ciel, j’observais danser les oiseaux et faisais jouer mes doigts au rythme de leurs battements d’ailes, je me disais comme nous étions bien, là à cet instant présent. C’était un rêve éveillé au doux parfum de liberté…




INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 12 PARTS :

Pour les génoises :

190 g de farine tout usage
190 g de farine avec levure incorporée
1 cuill. à soupe de levure chimique
3/4 de cuill. à café de sel fin
115 g de crème fraîche ( à plus de 35% de mat. grasse)
25 cl de lait
225 g de beurre
400 g de sucre
Les graines d’une gousse de vanille de Tahiti (ici Alain Abel)
2 oeufs + 3 jaunes d'oeufs

Pour la garniture au passion curd à l’huile d’olive

3 œufs
100 g de sucre en poudre
La pulpe mixée et filtrée de 6 fruits de la passion
6 cl d’huile d’olive non filtrée
2 cuill. à soupe de fleur de maïs

Pour le glaçage :

600 g de fromage frais nature
225 g de beurre doux
200 g de sucre glace
2 cuill. à café d'extrait de vanille liquide
Colorants : jaune

PRÉPARATION :

1. Préchauffer le four à 180°C. Beurrer et fariner 3 moules à charnière de 18 cm de diamètre.

2. Tamiser ensemble les ingrédients secs : farines, levure, sel fin, réserver. Mélanger ensemble le lait et la crème fraîche, réserver.

3. Battre le beurre pommade et le sucre ensemble jusqu'à ce que le mélange soit léger et mousseux. Ajouter les graines de vanille puis les oeufs et les jaunes un à un.

4. Incorporer la moitié de la farine puis le lait, terminer par incorporer le restant de farine.

5. Répartir ce mélange à parts égales dans les 3 moules à charnière puis faire cuire 35/40 minutes. Laisser refroidir 15 minutes puis laisser reposer une heure minimum sur une grille.

6. Réaliser le passion curd :
Dans un saladier battre les œufs et le sucre, ajouter la pulpe de passion et la fleur de maïs. Mettre à chauffer sur feu doux pendant 5 minutes jusqu’à ce que l’appareil épaississe. Réserver.

7. Réaliser le glaçage:
Battre ensemble le fromage frais, le beurre pommade, l'extrait de vanille et le sucre glace.
Partager ce glaçage en deux en gardant une part de glaçage blanc plus importante.
Ajouter le colorant jaune à l’une des parts de glaçage.

8. Réaliser le montage :
Sur une tranche de génoise étaler un peu de passion curd.
Recouvrir d'une seconde tranche de génoise, renouveler l'opération et recouvrir de la troisième tranche de génoise. Solidifier les génoises entre-elles en étalant sur les bords un peu de glaçage blanc, mettre au frais 10 minutes.
Recouvrir le dessus du gâteau de glaçage blanc et laisser déborder légèrement sur les bords.
Dans deux poches à douille remplir répartir les glaçages blanc et jaune.
Répartir le glaçage jaune à la base et en remontant, puis renouveler l'opération avec le blanc. Lisser à la spatule. Décorer de quelques fleurs comestibles/non traitées et physalis.






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Chocolate raspberry layer cake | Layer cake au chocolat et aux framboises





Il a claqué sa porte machinalement, absorbé par la conversation téléphonique qu'il tenait avec son meilleur ami. Il n'aura pas fallu longtemps pour qu'il réalise que les clés étaient restées sur la table du salon et que son colocataire ne serait de retour que lundi. Le weekend s’annonçait confus. Il dévala les escaliers, sorti en trombe de l'immeuble pour rejoindre son autre ami chez lui, à quelques pâtés de maison. Il lui relatait les faits, se posant la question de faire intervenir ou non un serrurier, son budget de jeune actif ne lui permettant pas vraiment de s'offrir cette fantaisie. Il fallait voir sa consternation. Sa soeur, qu'il avait cherché à joindre un peu plus tôt, le rappela alors, lui proposant de passer chercher les clés de chez elle. "Je ne suis pas à la maison mais dans le 11ème, c'est une soirée chez un pote, passe, peut-être t'invitera-t-il à rester un peu ?". Il est arrivé une heure plus tard, lui et son 1,87 m, dans le brouhaha des cris de joie, de la musique, des conversations à bâtons rompu. C'est Rocket Man qui lui a ouvert la porte ou Marty McFly, il ne sait plus vraiment. Il se fraye un passage et l'aperçoit, sa soeur. Il se retrouve dans son contexte, son univers, celui des collègues qui a fortiori sont, pour certain(e)s, devenus des ami(e)s. Elle danse, elle a toujours été comme ça, portée par la musique, animée par la joie d'être ensemble, de célébrer. Elle, elle trouve la situation loufoque, après tout son petit frère c'est davantage dans le cadre intime et familial qu'elle a l'habitude de le voir. Mais elle a toujours pensé qu'il s’accommodait aisément des situations, caméléon qu'il est. Il se déplace dans la foule, ils rient tous les deux, de sa bêtise, de sa rêverie. Les heures passent, ils se seront désolidarisés au cours de la soirée, lui racolant Britney Spears, elle essayant tant bien que mal de trouver un filet d'air dans cette bulle de nicotine. Il est une heure avancée de la nuit, "Résiste, prouve que tu existes" résonne, les fenêtres sont ouvertes sur Paris qui ne dort pas encore, non. Paris résiste. L'air est frais et la pluie tombe en fines paillettes sur le bitume. Les âmes sont animées, comme un concentré d'amour qu'on prend à la volée. On chante, on boit. L'heure de partir approche. Ils récupèrent leur vêtement et décident de rentrer à pieds. Lui titube un peu mais il est heureux. "Si je n'avais pas laissé les clés à l'intérieur je n'aurais certainement pas partagé ce moment avec toi, c'était chouette et puis cette façon qu'ont eu les événements de s'enchaîner. Tu sais je devais regarder un DVD à la maison". Il est l'heure de gonfler le matelas, son souffle est court et des vapeurs d'alcool s'en échappe... C'est elle qui gonflera le matelas, comme une grande soeur le ferait pour son petit frère même à cinq heure du matin, même fatiguée car heureuse aussi d'avoir partager cette soirée à ses côtés.

INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 10 PARTS :

Pour les génoises :

195 g de farine
40 g de cacao en poudre non sucré
3/4 cuill. à café de bicarbonate de soude alimentaire
1 cuill. à café de sel fin
170 g de beurre
300 g de sucre
3 oeufs à température ambiante
25 cl de lait fermenté
100 g de chocolat noir 

Pour la garniture aux framboises :

375 g de framboises + 250 g de framboises
150 g de sucre
Le jus d'un citron

Pour le glaçage au chocolat :

250 g de sucre glace
40 g de cacao en poudre non sucré
200 g de fromage frais
170 g de beurre pommade
255 g de chocolat noir

PRÉPARATION :

1. Tapisser de papier sulfurisé le fond de trois moules à charnière de 18 cm de diamètre, beurrer et fariner les bords. Préchauffer le four à 180°C.

2. Tamiser ensemble la farine, le cacao, le sel fin et le bicarbonate de soude. Réserver.

3. Dans un saladier, battre au batteur électrique le beurre pommade et le sucre. Ajouter les oeufs un à un en battant bien après chaque ajout. Incorporer la farine en 3 fois en alternant avec le lait fermenté (terminer par la farine). Ajouter le chocolat fondu et refroidi à la préparation. Répartir ce mélange dans les 3 moules et faire cuire 25 minutes. A la sortie du four, laisser refroidir 10 minutes dans les moules puis sur des grilles.

4. Pendant la cuisson des génoises réaliser la garniture aux framboises : mélanger 325 g framboises, le sucre et le jus de citron dans une casserole. Faire chauffer jusque ébullition en prenant soin de remuer fréquemment. Laisser cuire 7 à 8 minutes. Réserver jusque complet refroidissement.

5. Réaliser le glaçage : faire fondre le chocolat au bain-marie, laisser refroidir. Tamiser le sucre glace et le cacao ensemble. Battre le fromage frais et le beurre, incorporer le sucre glace. Terminer par ajouter le chocolat fondu et refroidi.

6. Réaliser le montage : déposer une tranche de génoise sur une assiette, étaler une partie de la garniture aux framboises, répartir quelques framboises, poser la seconde tranche de génoise et renouveler l'opération. Remplir une poche à douille de glaçage et répartir ce dernier uniformément sur le dessus et les pourtours du gâteau. Lisser à l'aide d'une spatule coudée. Décorer de quelques framboises, sucre glace...










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Vanilla and white chocolate layer cake | Layer cake à la vanille, glaçage au chocolat blanc





Je ferme les yeux cinq minutes et j'essaie d'isoler les bruits de clavier, les sonneries tonitruantes des portables oubliés sur les tables de mélaminé, sous un plan ou croquis griffonné à main levée. Je m'éloigne du brouhaha ambiant, des courants d'air frais qui filtrent par la porte, bien trop proche de mon bureau. 
La musique est mon voyage, comme un train qu'on prendrait sans connaître sa destination. L'esprit divague au gré des paysages qui se dessinent : un pin parasol, l'horizon bleu, l'iode, un cliché, une carte postale.  J'entends le vent que les percussions portent, il est tiède et s’emmêlent dans mes cheveux, des grains de sable viennent s'y loger, ça ne m'embête pas. Mes pieds sont nus, mes chaussures je les retiens négligemment, elles se balancent au bout de mes doigts. Les cordes à linge vibrent et de grands draps blancs virevoltent. Le pennisetum laisse échapper son parfum caractéristique de sable et de roche, des masses de plumeaux beiges se mélangent au bleu du ciel ou de la mer, qui sait ? Des baraques de pêcheurs, usées par l'embrun, se succèdent, parfois j'aperçois un tabouret laissé sur les rochers et à côté un panier en osier, une aquarelle, un instantané de vie. Le ressac éclabousse, comme un éclat de joie dans un océan bleu Klein. Une sonnette à vélo au loin me sort de ma torpeur, un portail s'ouvre et sortent à la volée enfants, parents, chiens, chats, un vrai Mary Poppins de jardin ! Un voile de lin s'échappe par la fenêtre de la maison, il danse dans le ciel comme un pinceau sur sa toile. Le ciel, ce ciel gagné par les couleurs du soir, il est tard. Orange, carmin, bleu prusse s'aiment dans l'azur du crépuscule. La musique est toujours là, les balais frôlent les peaux tendues des caisses-claires, les cymbales s'agitent et puis Nina de fredonner son Mood Indigo qui s'évapore quelque part entre terre et ciel. Je refuse d'ouvrir les yeux, mes paupières sont ma barque, la musique mon voyage.

INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 12 PARTS

Pour les génoises :

350 g de beurre pommade
6 oeufs (6 blancs et 3 jaunes)
350 g de sucre
2 cuill. à café d'extrait de vanille liquide
385 g de farine
2 cuill. à café de levure chimique
1/2 cuill. à café de sel fin
25 cl de lait fermenté

Pour le glaçage :

35 cl de crème fraîche à 40% de matière grasse
200 g de chocolat blanc
350 g de beurre
2 cuill. à café d'extrait de vanille liquide
600g de sucre glace

PRÉPARATION :

1. Beurrer et fariner 3 moules à charnière de 18 cm de diamètre. Préchauffer le four à 170°C.

2. Dans un saladier battre ensemble le beurre pommade et le sucre jusqu'à ce que le mélange soit léger. Ajouter progressivement les jaunes et blancs d'oeuf. Incorporer l'extrait de vanille liquide.

3. Tamiser la farine, le sel et la levure. Incorporer la moitié de farine à l'appareil au beurre. Ajouter le lait fermenté. Terminer par incorporer le reste de farine.

4. Répartir la pâte à parts égales dans les 3 moules à charnière. Faire cuire 1h00 ou jusqu'à ce qu'un pic en bois ressorte sec du centre des génoises.

5. Laisser refroidir les génoises dans leur moule puis les démouler et les laisser complètement refroidir sur une grille.

6. Préparer le glaçage : dans une casserole faire chauffer la crème fraîche. arrivée au stade de quasi ébullition la verser sur le chocolat blanc en morceaux. Remuer jusqu'à ce que l'ensemble soit homogène, laisser refroidir.
Dans un saladier battre le beurre pommade, le sucre glace et l'extrait de vanille liquide. Incorporer la crème au chocolat blanc progressivement, si l'appareil est trop "liquide" ajouter un peu de sucre glace.

7. Montage : poser une première génoise sur un plat de service, répartir un peu de glaçage, poser la seconde génoise et répartir à nouveau un peu de glaçage, poser la troisième génoise. Répartir le reste du glaçage sur l'ensemble du gâteau à l'aide d'une spatule coudée.
Réserver le gâteau dans un endroit frais.




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Red velvet cake | Layer cake rouge velours




Les soirées sont plus fraîches, on s'enveloppe d'un plaid, on respire les parfums de bois léché par les flammes, les légumes d'automne se parent d'orange vif et rouge passion. Les menus s'agrémentent d'une cuisine plus riche, plus généreuse. Les étales débordent de champignons, de poires, de châtaignes. Les touristes préfèrent désormais le chocolat chaud, les plus gourmands choisissent d'y ajouter un nuage de lait ou de chantilly. D'autres transgressent les règles et l'embellissent de marshmallows ou d'une sauce au caramel. Les feuilles dansent dans le gris du ciel, les fenêtres claquent quand un courant d'air s'introduit dans la maison. Les terrasses se désemplissent, les cafés, quant à eux, se gorgent de monde. Le jour se tamise plus rapidement et laisse la nuit envelopper la ville et les rases campagnes. L'Automne est là, discret, il se faufile entre les premiers jours d'octobre, moins capricieux que l'été, il est inconstant : tantôt pluvieux, tantôt solaire. L'Automne qui, comme l'enfant, ne sait s'il veut jouer ou regarder passer le temps. L'Automne rit comme il pleure, entre chaleur et fraîcheur.

INGRÉDIENTS POUR UN GATEAU DE 12 PARTS :

Pour les génoises :

200 g de beurre
400 g de sucre
6 oeufs
390 g de farine
3 cuill. à soupe rases de cacao en poudre non sucré
1/2 cuill à café de bicarbonate de soude alimentaire
20 cl de lait fermenté
2 cuill. à café d'extrait de vanille liquide
2 fiole de colorant rouge

Glaçage :

600 g de fromage frais type St Môret
100 g de beurre pommade
200 g de sucre glace
2 cuill. à café d'extrait de vanille liquide


PRÉPARATION :

1. Préchauffer le four à 180°C. Garnir le fond de 3 moules à charnière de 18 cm de diamètre de papier sulfurisé, beurrer et fariner les bords des moules. Réserver.

2. Dans un récipient, tamiser la farine, le cacao et le bicarbonate. Réserver.

3. Dans un saladier battre le beurre en pommade, ajouter progressivement le sucre puis les oeufs un à un. Incorporer le mélange farine + cacao en alternant avec le lait fermenté. Terminer par le mélange farine + cacao. Ajouter l'extrait de vanille puis le colorant rouge. (j'ai souhaité en mettre un peu moins pour obtenir une couleur moins vive, plus velours...).

4. Répartir la préparation dans les 3 moules, faire cuire pendant 40 minutes. A la sortie du four laisser refroidir.

5. Réaliser le glaçage : dans une jatte battre le fromage frais à l'aide d'un batteur électrique, ajouter le beurre pommade puis le sucre glace. Terminer par l'extrait de vanille liquide. Répartir ce glaçage sur l'ensemble du gâteau à l'aide d'une spatule coudée. Laisser reposer au frais 2 heures avant de déguster.





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